La première fois que je l’ai rencontré, il était sur un fauteuil roulant.
J’ai un Neuveu handicapé moteur (que je vois très peu) et je connai le regard des gens en voyant ces personnes « pas comme les autres ».
Emmanuel avait dans les yeux cette malice à nul autre pareil. Desuite il m’attira. Nous avons rapidement entammé la conversation et déjà une complicité c’est installée entre nous.
Inutile de lui tirer les verts du nez, il les soufflait comme il disait. Son premier plaisir était la poésie qui était toute sa vie. Son deuxième était les weeck end avec son fils.
Il était tellement heureux de boire une bonne bouteille de vin avec son Fils Jérôme. Surtout le M.
Parfois il m’expédiait même un poème.
Mais voila, ce corps qui se décharnai n’a plus voulu suivre l’enthousiasme du Poête. Et c’est sur sa chaise, en pleine lecture devant son public déjà acqui, que, comme Molière, il s’est endormi.
Emmanuel, alias Jubal, n’est plus.
Je me souviendrai toujours du Poête au chapeau, poussé par son fils.
Salut l’Artiste.